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Opéra-Comique. 2oi
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Moyennant ces cinq parts on compléteroit auffi la comédie pour le genre italien, car on a befoin de fujets. D'abord le produit feroit mis en féqueftre pour acquitter les 54,000 1, qu'il faut pour rembourfer le lieur Corbi et fcs affociés ct même ces parts d'augmentation pourroient faciliter l'emprunt defdits 54,000 I.
Comme l'on doit s'attendre à beaucoup de cabales tant de la part, non des amateurs de l'Opéra-Comique, mais bien du lieu où il fe donne, qu'il y cn aura auffi beaucoup même de la part des acteurs de l'ancien Opéra-Comique, l'on penfc qu'il conviendroit de laiffer délirer pendant quelque tems au public les pièces qu'il eft accoutumé de voir à l'Opéra-Comique : pendant ce tems il oubliera les acteurs qui, eux-mêmes, prendront parti dans la province. L'on croit donc qu'il conviendroit d'être trois ou quatre mois, au moins, fans que l'on parlât des anciens opéras comiques à la Comédie-Italienne et que l'on les réfervât pour l'été qui eft une faifon morte. Moyennant cet arrangement, les comédiens italiens auront le tems d'apprendre les pièces pour les donner d'une manière fatisfaifante au public, car il faudra prendre garde de ne leur laiffer donner aucune pièce qu'elle ne foit fi bien concertée que l'on n'ait rien à regretter dans les anciennes repréfen-tations; cela mérite la plus grande attention.
Il n'eft pas douteux que les acteurs de l'Opéra-Comique n'emploient toutes les plus grandes protections pour entrer à la Comédie-Italienne, on croit qu'on ne fauroit fe tenir trop en garde contre. La Comédie-Italienne a tous Ies fujets néceffaires pour donner avec agrément les opéras comiques : ceux que l'on pourroit ajouter ne ferviroient qu'à faire naître des troubles et des divifions et à charger la troupe mal à propos. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à comparer chaque acteur en particulier d'un fpectacle à un autre du même genre dans l'autre.
(Reg. dn Mitilslcre de la Maison du Roi, O1, -Si.)
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VII
Déci/ion de Melieurs les premiers gentilshommes de la Chambre.
Il a été convenu que les fieurs Laruette, Audinot et Clairval et les demoi-felles Defchamps et Neiffel feroient admis dès ce moment dans la troupe des comédiens ordinaires du Roi et que, jufque à Pâques, ils jouiroient des appointemens portés par leurs engagemens de l'Opéra-Comique. Ils afTifteront aux alTemblées avec voix délibérative et auront droit de jeton fuivant l'ufage. Ils ouvriront le théâtre à la Comédie-Italienne mercredi prochain, 3 février, par On ne s'avife jamais de tout (1) et Blaife le Savetier (2). La
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(1) Opera -Ornique cn un acte, cn prose, paroles de Sedainc, musique de Monsigny.
(2) Opéra comique cn un acte, cn prose, paroles de Scdaine, musique de Pbilidor.
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